Période de mise en œuvre : à long terme
Structure coordinatrice régionale : CEN Corse
Objectifs : Obtenir des tendances de populations – régionales et nationales – robustes statistiquement
Méthodes : Inventaires (présence, absence)
Partenaires techniques : SHF
Financeurs : Office de l’Environnement de la Corse

Des protocoles standardisés de suivis nationaux des populations d’amphibiens (protocole POPAMPHIBIEN) et de reptiles (protocole POPREPTILE) ont été élaborés par la Société herpétologique de France (SHF), les Réserves naturelles de France (RNF), l’Office national des forêts (ONF), l’Union nationale des centres permanents d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE), le Centre d’écologie fonctionnelle & évolutive de Montpellier (UMR CEFE), le Centre d’études biologiques de Chizé (UMR CEBC) avec l’appui de Florèn Hugon, la biostatisticienne en charge de l’analyse des données (BioDivAct).
Ces protocoles intègrent désormais le programme de surveillance des populations de reptiles et d’amphibiens de France métropolitaine coordonné par la SHF et soutenu par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et l’UMS PatriNat. L’objectif principal de ce programme est d’identifier – et de déployer – des protocoles validés statistiquement permettant de suivre l’état des populations de l’ensemble des espèces de reptiles et d’amphibiens présentes sur le territoire national.
Les protocoles POPAmphibien et POPReptile doivent permettent d’obtenir des tendances de populations – régionales et nationales – robustes statistiquement, tendances à actualiser chaque année à l’issue des nouveaux suivis réalisés. Les tendances des populations sont des paramètres clés dans l’évaluation de certaines politiques environnementales (Listes Rouges, rapportage directive Habitats-Faune-Flore, etc.) – mais sont, actuellement et la plupart du temps, issues de dires d’expert – et par conséquent, pour la conservation des espèces.
Face au déclin que subissent les amphibiens et les reptiles, d’autant plus dans le contexte d’urgence climatique actuelle, il est crucial de mettre en place des outils de surveillance de leurs populations afin de détecter des diminutions d’effectifs sur certains secteurs et de proposer rapidement des plans de conservation, particulièrement pour les espèces endémiques/sub-endémiques.

D’autant plus qu’en Corse, plusieurs espèces sont endémiques strictes (Euprocte de Corse, Salamandre de Corse, Discoglosse corse, Couleuvre à collier de Corse), d’autres endémiques corso-sarde (Discoglosse sarde, Algyroide de Fitzinger, Lézard de Bedriaga, Lézard tyrrhénien, etc.) ou endémiques de l’espace tyrrhénien (Rainette sarde, Discoglosse sarde).
Le suivi des populations de ces espèces est donc essentiel et uniquement possible sur le territoire corse, et ce, sur le long terme, afin de détecter d’éventuelles augmentations ou diminutions des populations, notamment face à des menaces en constante évolution comme le changement climatique (déficits hydriques, assèchements des cours d’eau, sécheresses/canicules, etc.).
En Corse, les protocoles POPAmphibien et POPReptile ont été initiés par le CEN Corse dans le cadre de la gestion de ses sites mais également dans le cadre d’appels à projets de l’OEC en 2023 (avec un nombre assez important de sites suivis).
Aujourd’hui, il devient urgent de créer et densifier le réseau de bénévoles naturalistes en Corse afin de faire perdurer la mise en œuvre de ces protocoles en Corse sur le long terme.
Pour en savoir plus : Société herpétologique de France


