Conservatoire d'espaces naturels de Corse

patrimoine naturel et culturel de la Corse

Les travaux scientifiques

Liste des travaux scientifiques réalisés par l'association et ceux auxquels elle a participé

Rechercher           

N°402 - Gestion conservatoire des gîtes à chiroptères de Lopie, Scandulaghje, et des anciennes mines du Cap Corse : Bilan des actions 2015

Auteur : MASSONI C.,BAUDAT FRANCESCHI J. et LEPORI L. - Publié en 2015 - Editeur : CEN Corse

Mots clés : gîtes à chiroptères

Télécharger le rapport - 7 pages

Le Groupe Chiroptère Corse (GCC) intervient depuis plusieurs années pour réaliser des inventaires des chiroptères de la maison situées près du pont d’Altiani. Actuellement, elle n’est pratiquement pas utilisée par la propriétaire et abrite tous les ans une des plus importantes colonies de reproduction de Petits Rhinolophes (Rhinolophus hipposideros) de la vallée du Tavignanu. Mais l’état général de la maison est actuellement très médiocre. Par ailleurs, le site fait partie de la zone Natura 2000 « Basse vallée du Tavignano » (pSIC n°FR9400602), animé par le CPIE A Rinascita, et la
protection de la colonie fait partie des actions du DOCOB. Depuis 2012, nous recherchons des financements pour la rénovation de cette maison, mais ce projet s’est heurté aux difficultés engendrées par la présence de la maison dans le périmètre d’un site classé concernant le pont
génois adjacent et aux manques de financements pour restaurer entièrement la maison (avec lauze).
Début 2014, un budget global de 10 000€ avait été défini (80% DDTM - 20% CEN Corse) mais il nous a
été difficile de définir les travaux a minima à réaliser. Une fois, ces travaux a minima identifiés (à l’aide du CAUE) en juillet 2014, nous n’avons réussi à obtenir qu’un devis non conforme au cahier des charges que nous proposions en conformité avec les exigences de l’ABF.
En conclusion :
- nous avons consulté les entreprises pour la restauration a minima et n'avons aucun devis fiable, les
raisons peuvent être nombreuses : engagement sur la garantie décennale des travaux réalisés,
contraintes listées dans le cahier des charge trop importantes ou coût de déplacement, prise en
charge administrative et mobilisation d’ouvriers peu intéressant par rapport aux travaux à réaliser
peu conséquents…
- Ces travaux a minima nécessiteraient une surveillance régulière à prendre en compte
- une question d’éthique : pourquoi faire des réparations à minima quand le coût final de ces travaux
réguliers reviendra plus cher que de restaurer la maison avec lauze ?
- nous n’avons pas encore la possibilité de financer la restauration totale de la maison (avec
charpente et lauze)